AZAD Production

En quelques mots…

Azad, un parfum de liberté…
Azad, adj. et nom propre, signifie libre, en arménien (comme nous le rappelle notre amie Séta).
Un désir de liberté donc, l’envie d’un espace à soi après un parcours professionnel  et  une expérience  acquise en structures : Azad production, un lieu pour travailler avec ses valeurs propres, au plus près de compagnies choisies, défendre des projets, accompagner et soutenir des démarches, épauler les artistes de A à Z (ça aussi c’est dans Azad!) de la naissance du projet à sa diffusion, en prendre d’autres en cours de route, croiser des histoires. En somme, une aventure pour permettre celle des autres !

Etat d’esprit

L’association Azad production est un bureau d’accompagnement d’artistes qui s’est donné pour missions, la structuration, l’administration, la production et la diffusion de compagnies indépendantes. Elle assure également des formations et du conseil.
Le bureau souhaite être au plus près des porteurs de projet, de leur cheminement et de leur problématique de création. Elle soutient des projets novateurs et/ou audacieux. Sa ligne est contemporaine et pluridisciplinaire. Un vrai choix qui s’inscrit sur le long terme.
Il s’adapte au rythme et aux nécessités des artistes accompagnés, faisant d’une certaine façon du sur-mesure, à l’instar des artisans.

En 2014, Azad production devient producteur délégué pour des artistes sans structure.

Par ailleurs, la mutualisation des moyens et ressources techniques, des réseaux et des compétences individuelles est une priorité indispensable afin de permettre le développement et la consolidation des projets.

Structurer : la pierre angulaire des compagnies. Il arrive parfois que l’édifice ne soit pas stable, parce qu’il a été mal pensé au départ ou parce qu’il n’est plus en adéquation avec l’évolution des équipes.
Comprendre les difficultés, redéfinir ensemble les nouveaux objectifs en mettant tout en œuvre pour les réaliser, relève de l’expertise que nous nous efforçons de délivrer.

Administrer : nous gérons en lien avec les artistes, les aspects administratifs, juridiques et sociaux des compagnies. C’est répondre à la complexité et à la technicité du secteur culturel.

Produire et diffuser : de notre point de vue, ces deux missions sont indissociables. Produire consiste à travailler le plus en amont possible de la genèse des créations. C’est chercher les moyens financiers et les partenaires qui soutiendront dans les meilleures conditions les spectacles. La diffusion se fait en deux temps : en complément de la production et se poursuit lorsque le spectacle est programmé. C’est le cœur de notre activité.

Former : transmettre nos connaissances et partager notre expérience avec ceux qui débutent.

Conseiller : c’est être à l’écoute de chaque demande et tenter d’apporter une solution ad hoc.

A l’origine

« Evidemment, toute cette aventure a débuté par une rencontre.
Je fais la connaissance de Stéphanie Lépicier lors d’une tournée en 2006. Elle travaillait alors comme attachée de production à l’Atelier du Rhin à Colmar (devenu depuis la Comédie de l’Est). Moi, je travaillais au Théâtre des Bernardines à Marseille comme administratrice de production et j’accompagnais le spectacle mis en scène par Marie Vayssière, «L’Art de la comédie».
La «mayonnaise», comme on dit, prend tout de suite. Stéphanie me fait visiter le théâtre,  découvrir les différentes salles de répétitions, rencontrer l’équipe et goûter aux bons restaurants. Elle nous accueille délicatement, délicieusement, comme seules les personnes généreuses et attentives savent le faire pour les équipes artistiques.
Les représentations ont lieu. Nous envisageons alors de nous revoir pendant le Festival d’Avignon. Le rendez-vous est manqué, trop occupées par nos obligations respectives.
Quelques mois plus tard, une annonce passe : on recherche à l’Atelier du Rhin, une déléguée de production. Informations prises, pourquoi ne pas essayer, d’autant que je ne connaissais pas la région, tout était à inventer. Et puis, nous échangions au long cours et il était évident que nous avions une manière commune d’aborder notre métier avec passion (parfois trop !) et engagement. Je postule donc, tout est fait dans les règles de l’Art, si je puis dire, et me voilà installée à Colmar.
Nous travaillons donc ensemble pour les productions du théâtre, les coproductions, en bref, pour les artistes. L’expérience dure presque 3 ans.
Une nouvelle direction arrive et comme c’est souvent le cas, un changement d’équipe s’opère. Tout ça est de bonne guerre !
J’envisage alors de me réinstaller à Marseille, non sans avoir une petite idée derrière la tête… Et si nous mettions notre complicité, nos compétences en commun… pour défendre des compagnies au sein de notre propre structure…
L’idée fait son chemin et nous décidons de créer en 2009 Azad production. Un bureau d’accompagnement d’artistes pluridisciplinaires implanté dans un premier temps à Marseille et désormais à Strasbourg.
Stéphanie quitte à son tour ses fonctions à la Comédie de l’Est, l’aventure est lancée. »

Elyane Buisson

« A l’origine, ils nous importaient de continuer à travailler ensemble et d’accompagner le parcours d’équipes artistiques jusqu’alors associées à l’Atelier du Rhin de Colmar sous la direction de Matthew Jocelyn : la compagnie chorégraphique strasbourgeoise Dégadézo accueillie en résidence dès 2004 et pour le théâtre, la compagnie Verticale. 

Elyane m’a fait partager ses affinités et rencontrer plusieurs compagnies marseillaises : Lanicolacheur (Xavier Marchand), la compagnie du Singulier (Marie Vayssière) déjà croisée lors de sa venue à Colmar, et Caroline Bo, jeune chorégraphe.
Ce choix de fonder Azad production a été motivé également par la possibilité de nourrir ma sensibilité de disciplines artistiques dont je me sentais proche, tels que le clown, le théâtre musical, les créations jeune public et de renouer avec les formes arts de la rue, qui comme on le sait, développent un rapport particulier à l’espace public.
Début 2010, la compagnie strasbourgeoise Les Clandestines a rejoint le bureau (leur travail m’intéressait depuis longtemps) ; puis en juillet, la compagnie chorégraphique IF Cie, implantée à Mulhouse. 

Aujourd’hui, notre désir est de continuer, tant que faire se peut, à tisser des liens, « mettre en relation » les artistes avec les professionnels et responsables de lieux, sans oublier, bien sûr, les publics. Mais aussi développer les échanges et faire circuler les œuvres sur nos deux belles régions : l’Alsace et Provence-Alpes-Côte-D’azur.
Il reste bien d’autres réflexions à mener, d’actions à conduire comme travailler sur les axes transfrontaliers franco-allemand et franco-suisse. Notre situation géographique est une aubaine, il faut s’en saisir et nous nous y attelons ! »

Stéphanie Lépicier

« Pour ma part, on peut parler d’une reconversion.
En effet, j’étais technicien informatique depuis une dizaine d’années lorsque l’entreprise où je travaillais a fermé. Cela a été l’occasion de me rapprocher de mes centres d’intérêt : le spectacle vivant. Après un petit temps de réflexion sur la manière de procéder, j’enchaîne les stages (en compagnie, dans un théâtre en Allemagne), les journées d’informations à la regrettée agence de l’Ogaca.
L’expérience est concluante. Je décide de passer la licence Administration et Gestion des Entreprises Culturelles de l’Université de Haute-Alsace afin d’apprendre le métier en bonne et due forme. Je choisi Azad Production pour effectuer mon stage de fin d’année. Il y a tant d’activités à mettre en place ! Les perspectives en Alsace semblent prometteuses. Le bureau, alors à Marseille, est implanté à Strasbourg. C’est le printemps : le suivi de résidences de création et l’accompagnement d’équipes en tournée composent la part agréable des missions, confortant mon nouveau choix d’orientation.
Dans le même temps, je rencontre la compagnie La Grande Ourse. Il faut structurer l’association, s’occuper de la prochaine production et de sa diffusion. C’est l’idéal pour un petit nouveau qui doit s’essayer à tout ! C’est le commencement d’un voyage avec cette équipe chaleureuse. Je hisse les voiles avec la création Il y a quelqu’un dans le vent.
En mars 2013, c’est un nouveau virage. Le bureau d’accompagnement me propose le poste de chargé de développement. Il y a du pain sur la planche… Médiation auprès des Collectivités, visibilité du bureau, coordination des formations et de la communication.
Depuis fin 2014, je suis chargé de production et administrateur de tournées pour différentes compagnies, ainsi que la production déléguée du bureau, depuis 2015.
De nouveaux chantiers m’attendent : l’implantation d’équipes artistiques sur les territoires ruraux, la structuration et la recherche de financements pour stabiliser la structure, l’engagement de celle-ci à la défense de la création et des droits des artistes, etc.»

Nicolas Ringenbach